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Photoreading et Mind Mapping

PHOTOLECTURE LA METHODE

Vous êtes sans doute comme moi, vous avez des tas de choses à lire et un temps limité. La photolecture est bienvenue. Cette méthode vous permet de passer au minimum trois fois moins de temps sur un livre, un article, un dossier avec une rétention de l’information au moins égale sinon meilleure.

 

Surfez sur l’info

Que vous lisiez pour votre travail, pour vos études, pour vous tenir informé ou encore par goût d’apprendre, ce temps gagné pourra être réinvesti dans d’autres lectures ou tout simplement dans plus de loisirs. Et ce n’est pas le seul avantage de la Photolecture. Cette méthode en cinq étapes se pratique dans un état de détente qui génère d’autres bienfaits.

 

Une métaphore : la photographie argentique

La "Photolecture" évoque la photographie argentique. Vous voulez prendre une photo, vous avez une idée en tête (un objectif) : prendre ce paysage, ce monument, cette personne, ce groupe d’amis… Vous modifiez les réglages de l’appareil en fonction de cet objectif. Vous regardez dans votre viseur à la recherche du bon cadrage. Quand vous l’avez trouvé, vous appuyez sur le déclencheur et la photo est prise. Elle existe mais vous ne la verrez pas avant de l’avoir développée. Pour cela, vous la trempez dans un bain à l’abri de la lumière, puis vous effectuez le transfert de l’image sur du papier. Alors seulement votre photographie devient visible.

          La photolecture suit les mêmes étapes.

 

PHOTOLECTURE  LA METHODE

1 Préparation : Vous avez un objectif pour ouvrir ce livre, lire ce dossier ou cet article et vous vous mettez dans l’état propice à la lecture.

 

2 Prise de vue : Ensuite, vous parcourez rapidement le document à la recherche des titres, des mots en caractères gras, de la table des matières… Vous pratiquez couramment cette étape dans une bibliothèque ou une librairie.

 

3 PhotolectureLa troisième étape consiste à prendre une photographie mentale de votre livre. C’est d’ailleurs cette étape qui a donné son nom à la méthode. Dans un état de relaxation assez profond, vous tournez les pages tout en conservant un rythme régulier. Vous ne regardez pas les mots. Votre regard est défocalisé. Le temps passé à photographier une page dépend de votre capacité à tourner les pages. Par exemple, photolire un pdf à l’écran prend très peu de temps : 12 pages à la seconde avec la flèche de votre clavier. La photolecture d’un livre de 360 pages prend entre 3 et 6 minutes ; Un pdf de 360 pages ne prend même pas une minute. 

 

4 Préactivation : Tout de suite après la photolecture, vient l’étape de la préactivation. Il s’agit de parcourir à nouveau le document à la recherche de mots-déclics, c’est-à-dire de mots qui vous font signe parce qu’ils vont dans le sens de votre objectif. A partir de ces mots, vous vous posez des questions qui vont vous guider vers le sens. Et vous laissez reposer. C’est l’imprégnation. Si vous le pouvez, laissez passer une nuit, le minimum étant une dizaine de minutes. 


5 ActivationSi vous avez bien compris la comparaison avec la photographie argentique, vous savez que l’information n’est disponible qu’à cette étape.


Origine de la méthode

La photolecture (photoreading all mind system) nous vient des états unis. Conçue par Paul Scheele en 1985, cette méthode est enseignée dans 27 pays. Paul Scheele n’a pas tout inventé. Il faut remonter aux années 60 à l’origine de ce qu’on appelle la lecture rapide. Ce concept a été forgé par Evelyn Wood, après qu’elle ait découvert les stupéfiantes qualités de C. Lowell Lees, son directeur de mémoire à l’Université de l’Utah. Alors qu’elle venait de lui rendre son mémoire de 80 pages, il lui demanda de rester, consacra les 10 minutes suivantes à le lire et en discuta avec elle avec une connaissance parfaite de son travail. Evelyn wood décide que ce sera son domaine de recherche et fonde plus tard l’Institut de Lecture Dynamique (Dynamic Reading Institute). John Kennedy a suivi ses cours avant de devenir un excellent lecteur ! C’est ce qu’on peut lire dans un ouvrage de Tony Buzan sur la lecture rapide.


Un ingrédient décisif

La méthode de Paul Scheele vient prolonger ces premières recherches. L’auteur de Lire à toute vitesse avec la Photolecture ajoute un ingrédient décisif : C’est l’utilisation de l’hémisphère droit. Nous avons appris à lire avec le cerveau gauche, de façon analytique et séquentielle. Il n’est pas question de remettre en cause l’intérêt de cet apprentissage qui permet à l’enfant de déchiffrer. Mais nous gardons deux séquelles de nos débuts : les nombreux retours en arrière nécessaires pour déchiffrer ainsi que la voix dans notre tête.
 

Le cerveau gauche interprète, le cerveau droit comprend

Le cerveau droit favorise une saisie globale, holistique, de l’information et de sa structure, de la manière dont les idées s’associent. Lire avec le cerveau droit, c’est privilégier la globalité, la création, l’intuition. Le cerveau gauche interprète, le cerveau droit comprend. 

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